Travis KNIGHT : « Kubo et l’armure magique »

cover_vk0197_Jeune garçon aussi intelligent que généreux, Kubo vit avec sa mère dans un petit village de bord de mer. Il gagne chichement sa vie grâce à son don pour conter des histoires en donnant vie à des origamis. Mais cette existence paisible est bouleversée quand, par erreur, il invoque un démon assoiffé de vengeance. Kubo s’engage alors dans une quête épique pour percer le secret de la chute de son père, le plus grand samouraï que le monde ait jamais connu, ainsi que pour découvrir ses propres pouvoirs magiques.

Petit à petit, les studios Laika commencent à se faire un nom dans le petit monde du cinéma d’animation. Après les très réussis Coraline, Paranorman et Boxtrolls, ces studios spécialisés dans l’animation de volumes proposent avec Kubo et l’armure magique un pur chef d’œuvre !

Techniquement tout d’abord. Travis Knight, le réalisateur (et accessoirement président des studios), fait montre d’une maîtrise hors normes dans l’animation de ses marionnettes. Rarement un film en stop motion aura été aussi bluffant. Que ce soit pour mettre en scène un squelette géant (environ 5 mètres !) ou de minuscules figurines origami, son savoir-faire – sans être purement démonstratif – est indéniable. Visuellement très fouillé, Kubo puisent ses inspirations dans l’iconographie japonaise des XVIIe et XVIIIe siècles, mais on remarquera également des références à d’autres « maîtres », comme Ray Harryhausen ou encore l’artiste nippon Hokusaikubo_armure_magique_samourai.Un film sans histoire valable c’est comme un zèbre sans rayures ; ça n’a pas de sens. Le réalisateur l’a bien compris et propose, en plus de son écrin de luxe, un petit bijou d’aventure animée. À la fois Chambara (film de sabre japonais), voyage initiatique et conte traditionnel, Kubo joue sur bien des tableaux en maintenant un rythme certain sans être épileptique. Car si l’action est bien présente, elle est contenue et ne prend jamais le pas sur le discours. Kubo est en effet un film très riche qui brasse pas mal de thèmes comme le deuil, les liens familiaux et l’importance des souvenirs.

Entre le merveilleux, la poésie onirique et la magie le dernier né des studios Laika dévoile des ambiances plutôt sombres entrecoupées de quelques traits d’humour bien sentis et de compositions picturales plus rayonnantes ou colorées.

S’il n’est pas à conseiller aux – trop – jeunes enfants en raison de ses thématiques, d’une certaine noirceur ambiante et d’un récit parfois un brin complexe, Kubo est et restera une réussite totale dont on aurait tort de se priver.

Travis Knight : « Kubo et l’armure magique »

(Universal, 2016)

VK0197

Dès 10 ans

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