Lee UNKRICH et Alfred MOLINA : « Coco »

Dans la famille de Miguel, on est cordonnier de père en fils. Mais le seul souhait du jeune garçon est de prouver à tous son talent de musicien. Hélas la musique est bannie dans sa famille depuis plusieurs générations en raison d’un douloureux épisode familial. Pendant le Jour des Morts, moment où l’on rend hommage à ses ancêtres, Miguel va se retrouver projeté dans le Pays des Morts et découvrir les secrets de sa famille.

Avec Coco, les Studios Pixar nous emmènent au Mexique et nous font partager pour l’occasion ses riches traditions, sa culture et sa musique. Particulièrement bien documenté le film rend à merveille les ambiances festives mexicaines, la musicalité de la région et ses coutumes traditionnelles. Ainsi Coco se déroule durant le célèbre Dia de los Muertos (Le Jour des Morts) où les familles rendent hommage à leurs ancêtres disparus. Et c’est bien là l’un des thèmes principaux du film ; la famille. Le périple de Miguel sera l’occasion d’évoquer les difficultés liées à l’héritage familial, mais aussi le devoir de mémoire, le respect et l’amour parental.

Coco s’invite aussi sur un terrain plus délicat et sensible. Miguel doit-il faire fi de ses aspirations, de sa passion pour honorer sa famille ou doit-il au contraire tracer sa voie sans se soucier des désapprobations de ses proches ? Cette question, essentielle dans le développement personnel de tout un chacun, sert également de fil rouge narratif et constitue l’un des ressorts dramatiques du film.

Coloré et chaleureux, riche en musique et en action, Coco présente la mort non pas comme une tragédie, mais plutôt comme une évidence et comme partie intégrante de la vie. Si l’émotion est bien présente, jamais elle n’est drapée de pleurs ou d’une quelconque tristesse. Le deuil est ici plus une affaire de respect que d’apitoiement. D’ailleurs les squelettes qui peuplent le Pays des Morts n’ont rien d’effrayant et cet Autre Monde est lui-même plutôt… vivant, joyeux et musicalement festif.

Outre ces thématiques fondamentales, le film se permet également de mettre à mal la recherche absolue du succès qui mène inéluctablement à l’abandon de valeurs essentielles comme le respect et l’amitié tout en induisant inévitablement à la malhonnêteté.

Non dénué d’humour (bien que moins présent que dans d’autres oeuvres animées actuelles), Coco est un film qui offre une palette d’émotions assez large ainsi qu’un récit aussi prenant que bien écrit. Menée tambour battant, cette aventure où présent et souvenirs sont intimement liés plaira autant aux enfants qu’à leurs parents tout en donnant à chacun des sujets de réflexion.

 

Lee Unkrich et Alfred Molina : « Coco »

(Buena Vista, 2017) 

VC2144

Dès 7 ans

 

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